Un exil volontaire, une occasion d'envol

Trois rubriques qui cassent des briques !

Sur cette page, les articles paraissent au fur et à mesure. Donc ça commence par... la fin des plats de riz ! Et oui, c'est fini ! Mais si vous cherchez des articles favoris, le mieux pour se repérer, c'est de piocher dans l'une de ces trois rubriques :

- Microfinance , pour découvrir les tripes de Chamroeun et de ses micro-entrepreneurs

- Vie à Phnom Penh , pour s'immiscer dans l'âme féérique de Phnom Penh

- Voyages , pour vibrer au même rythme que les battements de coeur des provinces khmères...

A vous les clicks !

Et sur la droite, le dernier album post-hum : ma virée avec Adèle dans la province de Kampong Thom !

Je suis exposée en ce moment à la Maison du Monde et des Citoyens (Château du Plessis) à la Roche Sur yon. Enfin c'est pas vraiment moi qui suis encadrée, plutôt les airs des Cambodgiens et quelques belles histoires que j'ai pu vivre à leurs côtés !

 



Publié à 18:13, le 18/11/2011,
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Ici s'achève mon aventure au pays Khmer

Bien sûr pour la fin des plats de riz, j'aurais pu...

J'aurais pu vous conter les péripéties de mon retour en avion :


- l'obtention de mon visa la veille seulement de mon départ ;


- la panique dans l'aéroport parce que j'ai cru avoir perdu mon passeport qui était en fait rangé dans la sacoche de mon ordinateur elle-même rangée dans le plastique-housse de mon accordéon, lui-même inséré dans le sac à dos qui me tenait lieu de "bagage à main".

 
- mon numéro de passeport repéré à la douane : je suis escortée jusqu'aux "coulisses" de l'aéroport, un mec musclé me demande d'ouvrir mon bagage de soute pour une fouille -je me demande si je suis dans un gag télévisé -... puis il me dit de retirer la raquette qui est à l'intérieur. "La raquette ?" -Démonstration de l'armoire à glace- Et là, ça fait TILT, il vient de me mimer la raquette électrique tueuse de moustique. Je la sors du sac, je négocie de l'y remettre mais c'est impossible, elle pourrait être à l'origine d'une explosion, vous comprenez ? Devant mon air perplexe, il me montre les étincelles de la raquette et le tas de raquette qu'il a déjà confisquées dans la journée. Inutile d'insister, je n'aurais rien gagné de plus qu'un avion raté. C'était pourtant l'un de mes meilleurs souvenirs !


J'aurais pu vous conter mon dernier road-trip avec Adèle en moto :


- notre mal au cul après 4H de route sur notre petite moto, les cheveux dans le vent à 60km/h sur les routes de campagne ;


- le vol des chauves-souris anormales ;


- des rencontres chaleureuses sur la route ;


- le recueillement au sanctuaire populaire de Phnom Santuk ;


- mon plongeon tragi-comique dans l'eau boueuse des chemins quand nous essayons vainement de rejoindre Kampong Thom. Encouragées par des habitants du coin à traverser en moto une route inondée, nous et notre moto sommes brusquement englouties par un trou de boue où j’ai très solitairement chaviré. Adèle et moi sommes morte de rire et de trouille d'avoir plié la fourche de la moto, ou d'avoir noyé le moteur, ou encore d'avoir cassé les appareils photos dans mon sac, ou les trois. Avec l'aide des habitants, nous nous sortons de la mouize. Bilan : à part moi qui suis trempée jusqu'au cou à cause de mon joli vol planné, tout est intact ! Pas d'autre explication que la magie pré-angkorienne de Kampong Thom !

 trempée guenée

Et puis bien sûr, les adieux avec mes collègues et mes amis.

Enfin bref, il y aurait beaucoup à écrire sur mes derniers jours au Cambodge mais… je préfère vous le raconter de vive voix !

A bientôt chez vous pour... manger du riz, voir les photos en grand, connaître les réponses à vos questions, m’écouter parler du bonheur et de la bonne humeur khmère, et bien sûr découvrir enfin ce qui se cache derrière le mystère des chats sans queue…

Merci à vous tous, lecteurs et répondeurs assidus !



Publié à 17:50, le 14/10/2011, dans Voyages,
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Il était une fois des légendes...

Il était une fois un pays lointain où, à la nuit tombée, les rats luttaient à forces égales contre les chats. Même taille, même système D, même aisance dans l'obscurité. Dans ce pays lointain, les nourrisseurs de chats n'existent pas. Il n'y a que de mystérieux casseurs de queues et des écraseurs. MOUAH HA HA HA !! D'ailleurs, les écraseurs ciblent plutôt les rats. Ils préfèrent le SPLATCH des rats. La giclée est plus spectaculaire : moins d'ossements, plus de chair... Notons que les rats sont vachement moins vifs aussi, et plus nombreux.

Dans ce pays, les chiens et les poules n'ont pas seulement l'utilité qu'on leur attribue dans notre monde. Ils sont les seuls animaux ayant la faculté de préssentir l'arrivée des fantômes. Ces âmes en peine survolent les rues, s'introduisent dans les maisons et les hantent OUH OUUUUUUUH. Et là, -OUAH OUAH KOKOKODETTE- les chiens et les poules hurlent immédiatement pour en avertir les habitants qui se planquent vite fait pour éviter d'être possédés ! Il faut dire que dans ce pays, un défunt peut devenir une âme errante si un chat -toujours squelettique mais super futé- saute par-dessus son corps avant la sépulture. Alors, bien se relayer pour veiller le corps est essentiel pour son repos éternel. En écrivant ces mots, je me demande si ce n'est pas pour ralentir la chute des chats qu'on casse leur queue... Ben ouais, sans queue ils ont moins d'équilibre, ça permet de les frapper plus facilement en plein vol avant qu'ils arrivent de l'autre côté. MIAOUUU, qu'il est mignon... HOP et BIM ! Retour à la case départ ! Touche pas à Mémé !


 

C'est un pays où le plastique, on s'en fait des capes de Zorro. Et sous la pluie, il en passe des blanches à pois roses qui vollettent au vent FLAP FLAP FLAP, des capuchons rouges bien mûrs aux feux tricolores, des transparentes décolorés détrempés où ça dégouline, des cirés entonnant des do-ré chantonnants,TIDADIDADOUM. Et oui ! C'est un pays où "la pluie fait chanter" et pas le contraire.

 

 

A l'aube des temps, sur ces terres, les femmes et les hommes ont fait un concours de "Qui-construit-la montagne-la-plus-haute". Les Dieux leur ont donné une nuit pour pelleter. Les femmes, très malines, ont fabriqué un faux soleil et l'ont hissé derrière la colline au milieu de la nuit pour faire croire aux hommes que le jour se levait. Et ils sont tombés dans le panneau ! Ils sont allés dormir en attendant le verdict des Dieux. RON PCHH RON PCHH. Les femmes ont continué à travailler; tranquilles, aux 2/8. Et TAC, le lendemain, au moment de mesurer, elles avaient la montagne la plus haute ! Et elles ont gagné quoi ? ... TADADAM.... L'obligation pour les mecs de demander l'autorisation à leurs parents pour les courtiser et se marier avec ! Voilà la légende de la Montagne des Femmes et de la Montagne des Hommes, célèbre dans toute la contrée.

Avis à toutes les féministes : vos commentaires seront censurés par l'éditeur.

Avis à Brigitte Bardot : la même.



Publié à 14:21, le 23/08/2011, dans Voyages,
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Du mieux !

Salut à tous chers lecteurs,

J'ai ajouté des photos pour illustrer les articles !!! Et pour ceux qui ne sont pas venus depuis longtemps, il y a de nouveau articles hétéroclytes et des albums bubble gum !

Photo de ma colloc Tomilyn, LE pho du matin

Bon appétit !

Estelle la ribambelle



Publié à 06:58, le 23/08/2011,
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"Et la diversite culturelle, Estellou ?"

Sujet bien large, bien trop large, ma petite maman... je vais avoir du mal à faire gigoter mes petits doigts sur le clavier pour en faire des paragraphes bien chauds et te donner une idée de ce mélange sucré salé...

 

Comment te dire à quel point nous pensons différemment et à quel point cela reflète notre humanité avec toutes ses richesses et ses incompréhensions ? Cette multiplicité des êtres et des cultures nous rapproche de surprises et d'éveil. Elle nous éloigne par sa méconnaissance et ses barrières. Et puis comment distinguer le culturel, du contextuel et du personnel ?

 

Je me rappelle d'un soir, nous allions tous au karaoké, chanter, trinquer et nous amuser. En chemin, je me suis énervée contre Ratana qui avait crevé le pneu de mon vélo. Il le trainait en faisant n'importe quoi sur la moto avec Ritthy, pas très sobre. Un pneu crevé, ce n'était rien mais j'ai eu peur qu'il arrive pire et la crevaison a été le prétexte pour manifester mes craintes. J'ai piqué une colère pendant 5 minutes... Je crois qu'ils n'avaient jamais vu ca. Ils sont restés sans voix. Ils ne comprenaient tout simplement pas que je m'emporte. Sothea a été tellement choqué qu'il m'a ensuite indiqué le long de la route -calmement et gentillement-, tous les endroits ou Ratana pouvait faire réparer le vélo. Puis, en arrivant au karaoké où nous rejoinions les autres, il a raconté l'histoire à chaque nouvel arrivant avec le même air stupéfait à chaque reprise.

 

A l'inverse, je ne concevais pas, au départ, que Ratana ne me contredise jamais au boulot, même s'il n'approuvait pas ce que je disais. Ratana passe par tous les autres moyens possibles avant d'en arriver à la confrontation. Moi, je dis directement ce que je pense que ce soit en accord ou en désaccord. Alors quand nous restons travailler tard le soir en attendant la fin de l'averse, nous partons dans de longues discussions... Lui, très calme. Moi, moins enflammée.

 

Je mange souvent à la cantine de Chamroeun le midi. Une table, des chaises et des gens autour qui se marrent. Les blagues sont essentiellement des jeux de mots, en khmer ou en anglais. Ils éclatent de rire toutes les 2 minutes. Je comprends  parfois les blagues. Quand ce n'est pas le cas, ils m'expliquent. Ca me fait sourire ou tout au plus rigoler un peu. Mais il est très rare que je ris franchement à un jeu de mots. C'est déroutant, moi qui suis très bon public habituellement ! Inversement, ils ne sont pas tres réceptifs à la dérision. A regarder ce clip khmer par exemple, je ne peux m'empêcher de me moquer. Or ici, il a sérieusement fait fureur.

 

Enfin... les jeux de mots et la moquerie ne sont pas les seuls humours à déclencher l'hilarité ! Preuve en est notre super formation sur l'environnement qui délit bien des langues et déploie bien des gorges !

 

Plus directement liée a mon travail, l'eau est un thème sur lequel nos points de vue diffèrent. C'est pour nous tous un sujet prioritaire à traiter pour améliorer le niveau de santé des micro-entrepreneurs et de leur famille. Pas de doute. Mais nous n'avons pas les mêmes criteres pour évaluer la qualité des eaux disponibles et leurs bienfaits. Le staff de Chamroeun ne va pas avoir confiance en l'eau chlorée et y préférer l'eau osmosée parce qu'il se méfie beaucoup des produits chimiques. Les francais ici rejettent l'eau osmosée car elle est déminéralisée et dévitalisée.

Pourquoi ? En France, nous sommes martelés par les pubs d'eaux minérales alors que notre alimentation suffit à nous fournir les minéraux nécessaires à notre santé. Au Cambodge, les khmers sont entourés de produits chimiques dont la composition et l'utilisation laissent à désirer contrairement au chlore d'Antenna... Comment promouvoir l'eau chlorée, dont le prix est abordable pour nos partenaires et dont la production est plus écologique, si le staff n'est pas lui-même convaincu ? Pouvons-nous garder la confiance de nos partenaires si nous mettons en avant une eau dont ils mettent en doute la qualité ? Alors, est-il pertinent de proposer cette solution à nos partenaires ? Les questions restent en suspend...

Voila, j'espère avoir pu te faire goûter un morceau de cet évantail de saveurs qui me rafraîchit jour après jour, ma chère maman.

 

"Menu varié est savoureux, paternité variée engendre de beaux produits."
Proverbe khmer



Publié à 03:42, le 8/08/2011, dans Vie a Pnom Penh,
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